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Sortir danser, ne pas hésiter

Toujours en mouvement.


« La sédentarité est une des plaies de notre mode de vie. Le manque d’activités physiques est un facteur de risque cardiovasculaire extrêmement répandu. Plus d’un Belge sur trois, tous âges confondus a un mode de vie sédentaire.. »* 1

Nous passons des heures précieuses soumis aux écrans, parfois heureux, souvent dispensables, le dos courbé à travailler. Une bonne partie de ce temps est imposée, mais nous avons la liberté d’utiliser le reste de notre attention pour y donner un sens.

Regarder un flux continu de vidéos de 6 secondes est addictif et amusant ; il a le pouvoir de nous influencer dans son vomi algorithmique infernal, un mélange de chats, de danses-selfies et d’autres milliers de divertissements infinis, entrecoupé de quelques sujets intéressants, avec de la chance.

Certaines personnes aiment particulièrement être immobiles sur un canapé ou dans un fauteuil 🙋‍♂️. Notre époque nous donne la richesse technologique et la facilité de nous sentir bien sans effort, dans cette bulle confortable et innocente.
C’est peut-être un piège, une imposture psychologique ? Ce mode de vie est-il possible sur le long terme ? Sans compter la force de la sédentarité sur la santé du corps.

« L’obésité s’est étendue à l’échelle mondiale au fil de l’amélioration de la sécurité alimentaire, du développement socioéconomique et des changements observés en matière d’alimentation, d’activité physique et de comportements sociaux et individuels.. »*

À quelques centimètres de nos écrans, l’illusion est trop belle, aveugle pour voir la réalité offerte sous notre nez. Dans ce contexte, la phrase « J’aimerais danser, mais je n’ai pas le temps » sonne faux.

Le déni et la sédentarité tuent, c’est inhumain de rester assis 8 h par jour sur une chaise, nous sommes nés pour marcher, bouger, danser.

Alors, pourquoi attendre trop longtemps ? La réponse est peut-être dehors pour essayer de sortir de cette flemme universelle, le canapé sera toujours là à notre retour. Je crois que s’il pouvait parler, il nous dirait : « Bouge ton cul ! Va jouer dehors ! Tu as déjà vu 12 épisodes cette semaine. » Je ne doute pas qu’un « iCanapé » connecté pourra le faire un jour 👀.

Suivre son intuition ou ses envies reste la meilleure option, mais c’est souvent difficile dans l’abondance des images et l’influence du numérique sur nos propres désirs.

Chercher quelques minutes une soirée en ligne et fuir ! Loin du bruit, pour enfin vivre la musique à travers la danse.

En finir avec les « Pourquoi », « Comment » et autres « Et si » ? Oui ! Vous êtes totalement légitime à sortir danser ou à vous inscrire à un cours pour tester la danse de vos rêves, celle qui revient en tête de temps en temps, vite ralentie par une belle excuse.

Il y a un choix d’évènements et de professeurs de qualité immenses en Belgique et en France grâce à la popularité des danses latines. Il suffit de trouver la pédagogie adaptée, ne pas hésiter à partir si l’ambiance ne vous correspond pas.

Peu importe votre âge ou la perception que vous avez de votre niveau à bouger en rythme, c’est une activité parfaite pour devenir un peu plus tolérant et moins dur avec soi. Mon père a commencé la danse contemporaine à 68 ans, pourquoi pas vous ?

Vous pouvez sincèrement danser, et vous êtes la seule personne concernée par ce choix. Une porte ouverte sur le mouvement du corps, la sensualité, le désir, la musicalité et mille et un autres cadeaux à découvrir, dans un joyeux courant collectif.

Peut-on sortir seul ?


La peur de sortir seul est légitime, l’envie doit être forte pour faire le premier pas, ce n’est pas évident pour tout le monde de se lancer. Pourtant, force est de constater qu’après quinze années de soirées diverses et variées un peu partout en Europe.

Les danses latines, à travers la salsa, la bachata, la kizomba et le zouk, sont vraiment des activités sociales totalement adaptées aux rencontres spontanées, amicales et bienveillantes, pour tous les types de personnalités.

Cela peut varier en fonction des villes et des pays ; bien sûr qu’il y a une différence entre un festival à Paris et la soirée du coin. Au début, c’est toujours mieux de commencer par une soirée près de chez vous, en toute sécurité. Après avoir testé divers sports et d’autres activités artistiques, rien n’a pu égaler la richesse de cette pratique régulière.

La Belgique est parfaite pour commencer à apprendre, les sourires et la bonne humeur y sont tellement agréables 💘.

En fonction de votre personnalité ou de votre mentalité, l’éventail des profils est vaste ; il y a toujours des groupes de danseurs qui vont correspondre à votre façon d’être. Vous ne serez jamais seul, le temps d’accrocher et de gagner l’autonomie et de vouloir continuer.

Ce n’est pas comparable au monde de la nuit, les gens sont ici pour danser, l’alcool et les rencontres sont secondaires. Il y a un respect mutuel entre danseurs, vous tomberez plus souvent sur des accros à la danse, préférant faire la prochaine salsa plutôt que continuer à discuter avec vous.

C’est bon pour la santé !


La danse peut vous affiner et légèrement vous muscler si vous êtes régulier, mais aussi amélioré votre cardio, sans trop d’effort, juste en vous amusant.

Elle n’est pas vraiment un sport, mais une activité physique libératrice, au moins autant que peut l’être une ou deux heures de running, sans la souffrance ni la fatigue du corps après l’action.

Bien au contraire, la partie psychologique est la plus intéressante ; on en sort avec un sentiment de bien-être général, les nuits sont souvent douces après une soirée à bouger sur des rythmes entraînants.

Elle nous laisse en plus la possibilité de sourire et de rire (un peu plus compliqué de le faire en courant sans passer pour un fou 👀), mais surtout de souffler, d’éloigner nos problèmes en quelques minutes, le temps d’une mélodie, d’une chanson.

Elle est thérapeutique avant d’être physique, plutôt rare d’avoir des courbatures au début, mais cela reste possible après un festival à faire des workshops enchaînés de soirées. Par contre, il est fréquent d’oublier nos problèmes, de se sentir plus léger et heureux.

Il n’y a vraiment aucune raison valable de ne pas essayer, de donner sa chance à un cours ou une initiation, la musique et le mouvement ne s’arrêtent jamais 🎵.

Trouver une raison de commencer


Une envie, une intuition, un désir, un choc émotionnel au travail ou dans une relation amicale ou amoureuse.

À chacun de trouver la raison qui lui est propre, il y a une infinité de moments propices à vouloir danser. Pour utiliser le mouvement comme une thérapie non verbale, ou simplement prendre du plaisir à bouger, s’amuser.

Les enfants dansent naturellement au son d’un rythme, pourquoi ne pas s’en inspirer et essayer de retrouver qui nous sommes à travers la mécanique d’un corps dans l’espace.

Après dix années à fumer, dont quatre en compagnie de la danse, j’imagine avoir gêné plus d’une partenaire avec l’haleine d’un vieux cendrier 😣.

Le désir d’arrêter de fumer peut être un point d’entrée intéressant dans le monde de la danse.

En plus d’essouffler, de fatiguer le corps, sans compter le fait de devoir porter sur soi un briquet, des feuilles, un paquet, des filtres, du tabac ou une cigarette électronique, quel fardeau !

Tout le monde connaît les bénéfices rapides d’arrêter de fumer : meilleure santé globale, amélioration du souffle, économies, etc. Mais le vrai cadeau se fait sur le long terme, sur la personne que vous serez dans dix ans. L’ensemble de votre vie, de vos projets et de vos rêves sera beaucoup plus accessible sans ce voile de fumée.

Aujourd’hui, le prix d’un paquet de vingt cigarettes est plus ou moins de 10 €, identique au ticket d’entrée de la majorité des soirées ; à vous de choisir.   

Sans fumer, plus facile de profiter de l’instant et d’avoir l’esprit libre sans se préoccuper d’oublier quelque chose ou d’être tendu dans l’attente de sa prochaine dose de nicotine.

Envisager de voyager pour danser est une idée merveilleuse ; des milliers de festivals inondent l’Europe. C’est un objectif parfait pour visiter un pays à travers une passion riche et ouverte aux rencontres, un luxe dans un monde soumis aux écrans.

Un moment idéal pour plonger dans l’inconnu, sortir de sa zone de confort.

C’est important de voir de ses propres yeux le niveau de danse et la mentalité dans d’autres pays, de construire l’idée de la danse que l’on aime et de se demander régulièrement : « Pourquoi est-ce que je danse ? »

C’est souvent possible à quelques heures de voiture, mais il est recommandé d’avoir un niveau minimum pour se lancer dans ce type de festival. Une à deux années de pratique en fonction de votre motivation ; certaines personnes sont prêtes en quelques mois de pratique, cela dépend de l’engagement et du temps que l’on donne à l’apprentissage.

Un festival n’est pas une obligation, le club du coin peut être parfait pendant un city-trip.

L’essentiel reste d’avancer, si possible en dansant ! 💃

Update: article débuté timidement en mi 2025 puis développé en août 2026.

* 1 Source liguecardioliga.be/sedentarite/

*2 Source who.int


2 réponses à « Sortir danser, ne pas hésiter »

  1. Monica5817

    Je cherche des evenement de danse latino salsa..que j’ai toujours aimé ça toutes les danses wallonie belgique toute l’année svp merci

    1. Bonjour, je vous conseil le Peanut’s à Braine-l’Alleud, tous les jeudis avec un cours de salsa, l’ambiance est super, soirée salsa et bachata https://www.facebook.com/PeanutsRepublic/?locale=fr_FR

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