Tout est dans la nuance.

Comment peut-on définir une belle soirée, celle dont l’ambiance valide une humeur joyeuse au moment du retour, prêts à dormir, des étoiles plein les yeux ? Pourquoi certaines soirées nous paraissent fades ou mauvaises, alors que des amis s’éclatent au même moment ? Peut-on critiquer un lieu, une piste de danse, une organisation ou encore la musique ou les danseurs ?
La réponse est « OUI », on l’a tous fait, ce serait hypocrite de penser le contraire. C’est légitime, à la condition d’avoir un jugement ou des paroles justes et utiles au groupe. C’est parfois rapide de dépasser la limite, souvent mince, entre réflexion et émotion de l’instant, au risque de transmettre notre humeur aux autres, proches de nous, qui n’ont rien demandé.
C’est un raccourci facile et humain de rejeter la faute de ce mauvais moment sur un facteur extérieur. C’est bien plus difficile de se demander si le problème vient de nous.
Je crois que passer une belle soirée commence quelques heures avant, l’évidence peut paraître stupide, mais il faut sincèrement avoir envie d’y aller sans se forcer.
Cela demande de savoir s’écouter, de ne pas tomber sous l’influence d’une mode ou des amis, quitte à se poser plusieurs fois la même question dans la semaine ou quelques heures avant, sur notre réelle intention de vouloir sortir.
Il suffit d’une mauvaise nuit la veille pour stopper net l’enthousiasme d’une date attendue, sans compter les dizaines d’imprévus heureux ou malheureux de la vie.
Avoir trop d’attentes sur un festival ou un gros événement peut à lui seul gâcher le moment, l’illusion et la projection était trop belle, la réalité est en dessous.
C’est un subtil équilibre de suivre son intuition, sans se faire embarquer par le désir brûlant de sortir danser.
Le constat est qu’en étant réellement heureux et épanoui de quitter notre quotidien pour aller danser, c’est presque impossible de passer un mauvais moment.
Sauf dans le cas d’un imprévu soudain : si une météorite vient s’écraser sur votre partenaire pendant une danse, c’est bien sûr un drame insurmontable, extrêmement rare heureusement.
C’est aussi une responsabilité et un choix d’essayer de faire basculer notre humeur passagère vers les points positifs de l’événement. Il n’y a peut-être pas notre musique préférée ou un niveau de danse suffisant.
Mais il suffit d’ouvrir les yeux encore un peu plus, pour peut-être arriver à profiter pleinement de la richesse immense de ce moment que vous avez choisi.
Soirée quiero bailar à Bruxelles

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